

HUGH COLTMAN - Good Grief | LP
Six ans aprĂšs son dernier album solo âWhoâs Happy ?â et deux ans aprĂšs avoir collaborĂ© au projet tribute to Dr John âNight Trippinâ en duo avec le guitariste Matthis Pascaud, lâune des plus belles voix du jazz et du rock est de retour avec son nouvel album « Good Grief». Hugh Coltman, double laurĂ©at de la Victoire de la Musique Jazz revient avec un trĂšs bel album rock/blues de nouvelles compositions accompagnĂ© par un band de grands musiciens. Dans son sixiĂšme album, Hugh Coltman lutte avec ses ombres. Deuil, rĂŽle de pĂšre, crise de la cinquantaine et vertige de l'Ă©poque : le crooner rock Ă l'accent so british ne triche pas. ParĂ©es de jazz, de folk et de blues, ses chansons poĂ©tiques en diable vous touchent en plein cĆur. Et si la crise avait du bon ? « Ăcrire ces trucs là ça m'a libĂ©rĂ© » rĂ©vĂšle Hugh Coltman. Album de crise, Good Grief ? Oui, mais loin d'ĂȘtre totalement noir. Il y a de la rĂ©silience et de l'amour dans ces chansons livrĂ©es au tournant de la quarantaine, l'envie d'assumer ses fragilitĂ©s en tant qu'homme et pĂšre, comme si Hugh faisait le deuil de son « moi » d'avant, celui qui se prenait pour Roger Daltrey des Who s'Ă©poumonant sur des riffs de blues-rock. « PlutĂŽt que de courir aprĂšs un personnage que je ne suis plus, dit-il, l'idĂ©e Ă©tait de se battre et d'accepter. OĂč cela allait-il m'emmener ? OĂč pouvais-je trouver du positif ? Tout cela m'a aidĂ© Ă mettre le doigt sur certaines choses que j'ai voulu transmettre dans ces chansons, principalement pour moi, mais aussi pour aider les autres ». La premiĂšre chose que l'on entend dans Good Grief, c'est la voix merveilleuse de Hugh Coltman, bien au fond du temps, son vibrato exquis, son sens de la dramatique et, bien sĂ»r, cet accent irrĂ©sistible. Un pied en Angleterre et l'autre en AmĂ©rique, Hugh avoue s'ĂȘtre autant penchĂ© sur Nick Drake que sur les premiers Blake Mills. Et finalement l'inspiration Ă©tait lĂ , tapie dans les pages d'un carnet, crachĂ©e par les agitĂ©s des rĂ©seaux derriĂšre leur Ă©cran (« Keyboard Warriors »), vomie par l'inhumanitĂ© du monde, comme cette tristement cĂ©lĂšbre photo d'Aylan, l'enfant de rĂ©fugiĂ©s syriens au tee-shirt rouge retrouvĂ© mort sur une plage en Turquie (« Red T-Shirt »). Sur ce monde-lĂ , le sien et le nĂŽtre, Hugh Coltman porte un regard rĂ©flĂ©chi, qu'il soit emphatique, acerbe ou dĂ©sabusĂ©, loin en tout cas du fonceur qu'il Ă©tait jadis. Dans lâintervalle, il a trouvĂ© la rĂ©ponse Ă la question qu'il se posait : pourquoi faire encore un disque ? Et bien pour toutes ces raisons-lĂ , et une derniĂšre encore, peut-ĂȘtre la plus importante : « Parce que ça me plaĂźt ».
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Description
Six ans aprĂšs son dernier album solo âWhoâs Happy ?â et deux ans aprĂšs avoir collaborĂ© au projet tribute to Dr John âNight Trippinâ en duo avec le guitariste Matthis Pascaud, lâune des plus belles voix du jazz et du rock est de retour avec son nouvel album « Good Grief». Hugh Coltman, double laurĂ©at de la Victoire de la Musique Jazz revient avec un trĂšs bel album rock/blues de nouvelles compositions accompagnĂ© par un band de grands musiciens. Dans son sixiĂšme album, Hugh Coltman lutte avec ses ombres. Deuil, rĂŽle de pĂšre, crise de la cinquantaine et vertige de l'Ă©poque : le crooner rock Ă l'accent so british ne triche pas. ParĂ©es de jazz, de folk et de blues, ses chansons poĂ©tiques en diable vous touchent en plein cĆur. Et si la crise avait du bon ? « Ăcrire ces trucs là ça m'a libĂ©rĂ© » rĂ©vĂšle Hugh Coltman. Album de crise, Good Grief ? Oui, mais loin d'ĂȘtre totalement noir. Il y a de la rĂ©silience et de l'amour dans ces chansons livrĂ©es au tournant de la quarantaine, l'envie d'assumer ses fragilitĂ©s en tant qu'homme et pĂšre, comme si Hugh faisait le deuil de son « moi » d'avant, celui qui se prenait pour Roger Daltrey des Who s'Ă©poumonant sur des riffs de blues-rock. « PlutĂŽt que de courir aprĂšs un personnage que je ne suis plus, dit-il, l'idĂ©e Ă©tait de se battre et d'accepter. OĂč cela allait-il m'emmener ? OĂč pouvais-je trouver du positif ? Tout cela m'a aidĂ© Ă mettre le doigt sur certaines choses que j'ai voulu transmettre dans ces chansons, principalement pour moi, mais aussi pour aider les autres ». La premiĂšre chose que l'on entend dans Good Grief, c'est la voix merveilleuse de Hugh Coltman, bien au fond du temps, son vibrato exquis, son sens de la dramatique et, bien sĂ»r, cet accent irrĂ©sistible. Un pied en Angleterre et l'autre en AmĂ©rique, Hugh avoue s'ĂȘtre autant penchĂ© sur Nick Drake que sur les premiers Blake Mills. Et finalement l'inspiration Ă©tait lĂ , tapie dans les pages d'un carnet, crachĂ©e par les agitĂ©s des rĂ©seaux derriĂšre leur Ă©cran (« Keyboard Warriors »), vomie par l'inhumanitĂ© du monde, comme cette tristement cĂ©lĂšbre photo d'Aylan, l'enfant de rĂ©fugiĂ©s syriens au tee-shirt rouge retrouvĂ© mort sur une plage en Turquie (« Red T-Shirt »). Sur ce monde-lĂ , le sien et le nĂŽtre, Hugh Coltman porte un regard rĂ©flĂ©chi, qu'il soit emphatique, acerbe ou dĂ©sabusĂ©, loin en tout cas du fonceur qu'il Ă©tait jadis. Dans lâintervalle, il a trouvĂ© la rĂ©ponse Ă la question qu'il se posait : pourquoi faire encore un disque ? Et bien pour toutes ces raisons-lĂ , et une derniĂšre encore, peut-ĂȘtre la plus importante : « Parce que ça me plaĂźt ».
